L’exposition de Cendrine Rovini, Liquide Vermeil, nous fait entrer dans un monde éminemment féminin et nous invite à son règne d’images.
Il y a d’abord la relation familière de la femme et du sang, mystère intime riche d’un pouvoir qui fascine l’homme et lui échappe sans cesse. L’artiste nous présente ses femmes en créatures étrangement belles qui jouent et qui jouissent de leur propre féminité jusqu’à l’ivresse. Débordements du sang qui se fait fleurs, flux des larmes qui sont chevelure, visages de pluie, poussées de cornes en délicate et violente anarchie végétale… Dans des œuvres comme Toutesoie et Foisons, les créatures féminines de Cendrine Rovini se recouvrent d’une fourrure naturelle, laissent s’épanouir la jouissance de leur sexe fertile : des fleurs étranges s’échappent de la corolle de leur vulve dans un plaisir littéralement incarné.
Il y a aussi l’imagerie d’une artiste qui explore ces thèmes avec des qualités tenant de la magie : alliances et métamorphoses. Alliances avec le monde animal ou avec la végétation, dans des mêlées inquiétantes mais souvent douces au regard. Métamorphoses qui semblent tenir d’Ovide, mais qui suggèrent des mythes encore à inventer. En tous les cas éloge du vivant à travers le corps multiple de la femme.(...)www.da-end.com/media/pdf/LiquideVermeil_MichaelLudwig.pdf
Michaël Ludwig.